L’exil, c’est bien quand ça prend fin

Dimanche 1 mai 2011


Je me demandais ce que ça pourrait faire, de revenir écrire ici, tranquillement, quand tout ce petit monde peu aimable a déserté.
Je joue avec l’idée, comme un chat avec une souris.

Neige pour Pâques


Lundi 20 juillet 2009


Cela fait une dizaine de jours que je n’écris plus, je ne suis plus capable de partager avec vous les moments de ma vie pour différentes raisons.

Le précédent post a été mis sous un mot de passe différent, à la suite d’une personne qui m’a blessée. J’ai préféré ne pas rendre public l’entremêlement de mots qui est venu, et je me suis frustrée de ne pouvoir une fois de plus, chez moi, m’exprimer (ce dont je suis responsable, comprenez moi bien).

Ce matin des personnes m’ont attristée à revenir ainsi sur des sujets censés avoir déjà été discutés et assimilés. Une fois de plus jugée, je me retire comme ils me l’ont demandé, de leur vie. Je suis heureuse de leur bonheur et j’espère qu’on pourra se croiser sans s’ignorer..
On me dit changée (Que On est donc détestable..), et certes, je le suis grandement, et ce avec fierté. On change tous, chaque jour on évolue. J’apprends à me construire une vie, une famille, je fais en sorte de vivre ma vie et de ne pas m’emmerder avec les jugements des gens mais cette dernière partie est encore difficile.
Oui je suis fermée parfois, pourtant j’essaye de faire un effort quand je n’ai pas vu quelqu’un depuis longtemps, pour le recevoir chez moi et lui offrir un thé alors même que cela tombe mal, parce que j’aurais besoin de faire ermite. Le téléphone est pour moi un handicap, si un ami ne peut pas le prendre en compte, qui le pourra ? Je suis navrée si certains amis ne suivent pas, désolée d’avoir changée au point que vous me croyez distante ou que sais-je encore ; on doit se connaitre bien mal, vous tous qui n’êtes jamais venu me dire ce que vous ressentiez.
Oui la grossesse m’a changée, non je ne fais plus de soirée « tarte au citron » comme je le faisais tous les lundi : je ne réunis plus les gens que j’aime autour de moi, pour autant les gens ne se sont pas bougés pour qu’on se voit, personne n’a pensé que changer le lieu de rv pourrait m’alléger le fait de recevoir. Une fois encore, vous me connaissez bien mal, cela revient surtout à dire que l’amitié est une chose bien difficile à entretenir.

Avoir un blog où je mets autant de moi est une erreur car permet aux autres de me frapper avec mes propres failles. Il m’est devenu bien difficile de vous livrer mes peines, mes joies et mes angoisses. J’hésite entre ne plus venir ici, ou reprendre de temps en temps quand l’envie me prendra de vous dire qu’il fait chaud ou qu’il pleut.. j’avoue me sentir perdue. Je me doute que le besoin d’écrire reprendra le dessus, je ne sais pas encore sous quelle forme.
Le plaisir des mots s’est envolé avec la déception, le plaisir de vous montrer ce que je crée également. Je vous ai peut-être déçue en tant qu’amie, sachez juste que c’est réciproque (pas la peine de me poser des questions en commentaire, je n’y répondrai pas).
Et puis je réalise que le blog est un leurre, c’est un moyen trop facile pour prendre des nouvelles des gens, sans le leur demander directement. On a l’impression d’être en contact, mais on n’a rien. Mes excuses à ceux que je ne vois plus, mais dont pourtant je connais leurs problèmes, sans les avoir vu de temps en temps autour d’une tasse de thé.


Protégé : Noyade

Jeudi 16 juillet 2009


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Enfin terminé

Vendredi 10 juillet 2009


Cela m’aura pris bien des heures de travail, bien des arrachages de cheveux, des bêtises qui feraient bondir celles qui les font à la chaine les yeux fermés et ce sans se piquer un doigt, 1m50 de ruban (jamais j’aurais pensé qu’il en faudrait autant), mais voilà mon dernier né :
 

 

Je suis fière de moi.
Prochaine étape, allez plus vite, le faire sans bêtises à rattraper et surtout dans un autre tissu que de la panne de velours ! Celui-ci bien sûr n’est pas à vendre, par contre le même modèle, oui ;)

Ceci étant dit, je ne suis guère présente ici mais les explications sont toutes simples : je ne peux pas coudre, m’occuper de mon fils, ranger l’appartement, le rendre un brin potable et donc propre, et mettre à jour ici.. je ne manque pourtant pas de choses à exprimer et partager !

Et pour ceux qui suivent mon blog, dimanche, pas de sortie photos : mes beaux-parents viennent pour la journée :)


CQFD

Dimanche 5 juillet 2009


Prince apprends très vite. Vraiment, très vite. Par exemple, il a glissé une fois sur notre carrelage mouillé, depuis dès qu’il voit de l’eau sur le sol il appelle à l’aide et refuse d’avancer un orteil. Il lui suffit d’une fois pour comprendre que telle chose, ça fait mal. Ça évite les bosses à répétition, j’aime.
Je me retrouve ce matin, agacée de voir mon fils mettre les doigts voire la main, dans les charnières des portes.
Moi _ Je ne vais quand même pas te fermer la porte sur tes doigts pour que tu comprennes !?!
Chat, mutin : _ Ah non hein ! Sinon j’appelle la SPA !


Petite pause avant le repas

Vendredi 3 juillet 2009


La cape d’enfant avance, elle est entièrement assemblée. Il me reste à aplatir les coutures, et coudre les capuches ensemble. Peut-être ce soir, si ma fatigue s’envole un chouilla (humm..), dans tous les cas si tout se passe bien, demain je vous la montre, vous verrez comme ça ce que j’ai choisi finalement, avec votre aide :)
Il m’est impossible de la passer à mon fils ou à ma filleule (pour prendre une photo), c’est une cape pour enfant de moins de un an, je n’ai pas pensé à tout bêtement agrandir un peu l’encolure. La prochaine fois ^^
Donc si un bébé cherche une cape pour les soirées fraîches ou pour les jours de pluie.. qu’il n’hésite pas !

Par contre je suis déçue de ne pas avoir finie ce soir, je comptais vraiment dessus et ça m’a donné une énième leçon : faire les choses comme elle vienne, sans prise de tête. Je ne dois plus me donner de contraintes de temps, cela ne sert qu’à me frustrer. Mon travail avancera comme il avancera.

Prince de son côté commence à comprendre que lorsque je suis sur ma machine à coudre, je ne suis pas disponible, j’ai pu davantage être dessus (en tout cas, plus de 10 minutes d’affilée, c’est pas rien).

Et puis sinon, depuis quelques temps, le coucher se passe merveilleusement bien. Je le mets dans son lit, il s’assoit (je n’ai pas réussi à obtenir qu’il se couche, par contre j’ai juste à dire doucement « non » et il reste en position assise.), je m’assois par terre à côté de son lit et je lui lis une ou deux petites histoires.. et quand je pars, mon petit gnome toujours assis me regarde droit dans les yeux l’air de dire « tu vas quand même pas me laisser là », je lui fais un bisou et je ferme la porte.. et pas un son ne trouble mon départ. Je ne sais pas à quel moment il s’endort, mais ça se passe d’une manière qui donne des ailes à mes sourires ^^
Je l’aime, ce petit gnome..


Premier cours

Jeudi 2 juillet 2009


J’ai pris ce matin mon premier cours de couture, 15euros pour 3h.
J’ai découvert la création d’un patron, appris à me servir de ceux de burda (pire qu’une carte routière), découpé 11 pièces, appris ce que c’était que le droit fil, qu’avec burda je fais du 36 comme avant ma grossesse, que la fin des robes n’est jamais dessiné faute de place (laissé à l’imagination de la couturière), qu’il faut noter TOUT sur le patron (limite la météo aussi) et que 3h courbée sur une table ça fait mal au dos.
Quand j’aurai fini la cape que je fais (à savoir quand j’aurai acheté le fil qui me manque, le fameux vert très foncé, et ce malgré les 30 bobines que j’ai), je pourrai entamer la robe médiévale, voir ce que je ne comprends pas et appeler à l’aide en retournant à un cours.

Je suis motivée :)

Sinon je me suis penchée également sur les capes adultes. Très différentes d’une cape d’enfant qui est limite un poncho.
Et là je me heurte à un petit souci, je ne sais pas comment faire la finition, vous savez, l’accroche pour fermer la cape.. Je pourrai bien sûr faire deux bandes de tissu pour qu’on puisse faire un nœud, mais j’avoue que je voudrais quelque chose de plus.. médiéval ?
J’ai fait une recherche sur le net, rien trouvé dans toutes les boutiques de couture. Je suis tombée sur de superbes boucles de ceintures, mais pour l’instant je ne vois pas comment faire en sorte que cela tienne bien sans que cela se détache au moindre mouvement.
Je suis en réflexion intense, et je veux bien des suggestions ^^’

et pour le plaisir, une petite question !


Douceur

Mercredi 1 juillet 2009


Je redécouvre Laïs avec bonheur, oublié depuis longtemps dans un coin poussiéreux de mon pc, et écoute certaines chansons pour la première fois.
Comme celle-ci.

Et puis j’ai découvert que ça avait été chanté par la terreur de mon enfance.
Ou pas loin.
Chanté étant un grand mot.
Disons interprété, puisque c’est un mot à la mode, mais j’aime pas la mode donc je ne vais pas le dire.
Je dirais massacré.
Encore que ce soit méchant de ma part, je n’ai pas entendue sa version et cerise sur le gâteau je ne compte pas le faire.
Pas envie de faire souffrir mes oreilles.

 

 


De retour et en forme

Mercredi 1 juillet 2009


Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas senti que quelque chose, enfin, se débloquait en moi.
J’ai pris des décisions, je sais que je vais m’y tenir. J’ai également des projets. Et je vais créer mon entreprise dans quelques temps !
Le sentiment est proche de la liberté, je me sens bien sans être pour autant sur un nuage ; un juste milieu d’émotions.

Preuve s’il en faut, je suis en train de faire une cape.
Verte.
Je suis juste partagée entre le clair sur le dessus, ou en doublure.
Y’a pire, comme choix.. Et comme j’ai dégotté un petit wigdet super sympa (s’il fonctionne, ça va être le test), je veux bien votre avis sur la question ;) (si j’ai bien traduit (et voui, c’est en anglais..), vous avez accès au choix multiple mais n’en abusez pas svp, la question est réélle ^^ )



 

 

Pour écouter entièrement

 


..

Dimanche 28 juin 2009


Il est étrange de constater ses faiblesses, de ne pas pouvoir agir.
D’être à la merci de soi-même.

Je me sens vide.
 

photo de rose


Brûlant

Vendredi 26 juin 2009


Nous devions, pour la première fois ensemble, nous rendre à la thérapie des rêves ; nous avions prévu mon beau-frère en nounou, tout allait bien.
Les 39°C de Prince nous ont maintenus à la maison, nous avons bien fait..

Nous nous sommes fait une bien grosse frayeur quand le thermomètre a affiché 41,1°C, mais je crois avec le recul qu’il y a eu un problème d’affichage car Le Chat était collé à son fils, visage contre visage. Je l’ai reprise dans la foulée, 39,4°C..
Depuis, je contrôle toutes les 5 minutes en bonne hystérique que je suis soudain devenue. On lui a même donné un bain bien que ce soit considéré comme une méthode barbare (mais au désespoir, on ne jette pas la pierre), mais rien n’y fait, la température ne chute pas et le petit refuse de rester dans son lit et ne veut que mes bras.
Au moins, il boit l’eau que je lui donne..

Allez dormir, je n’ose pas.
Je pense que pour la première fois depuis sa naissance, il va dormir avec nous..


Boomerang

Samedi 20 juin 2009


Toutes ces années qui passent, tous ces changements, toute cette force que j’ai glanée à droite et à gauche, m’ont visiblement bien leurrée.
En un an, jamais encore je n’ai été séparée de mon fils et de mon mari en même temps, même pas à la maternité où nous avons pu dormir tous les trois dans la chambre durant tout le séjour.
J’ai par contre appris à laisser mon fils chez ma belle-sœur et amie, durant quelques heures, avec ce léger petit pincement au cœur mais avec l’assurance que tout ira bien, que je sais où il est, que je maitrise quelque chose de tout ça sans doute. Je peux donc profiter de mon après-midi, en toute tranquillité.
Je suis aussi capable de laisser partir mon fils loin de moi tant que je le vois et lui-même explore le monde sans crainte, il n’est pas du tout agrippé à mes jupes. J’ai donc forcément réussi ça.. ?
Mais là..
Je ne pensais pas ressentir cette angoisse, cette terreur qui monte et que je tente de dompter. Je viens de gâcher un gros morceau de tissu, incapable que je suis de me concentrer.

Toutes ces années, depuis sa mort, je me félicitais d’arriver à être zen quand ceux que j’aime ne sont pas dans mon entourage visuel. De savoir laisser partir mon mari (sauf la nuit, il me le faut dans mon lit et là on est loin d’une histoire de sexe) sans angoisser pour lui. Heureuse de cette distance que j’ai su mettre afin de ne pas l’étouffer, j’étais fière de moi. Étonnée, mais fière.

Alors pourquoi cette noire terreur qui tente de faire surface.. pourquoi de savoir mon mari et mon fils prendre quatre trains dans la journée et de vivre leur vie loin de moi, m’angoisse autant ?
Pourquoi faut-il que la peur que j’ai de perdre la famille que je me suis créée se réveille aujourd’hui, alors que j’ai enfin du temps pour moi, du temps pour coudre, du silence aussi.. Que la séparation est donc difficile, quand je m’en croyais à l’abri..
Je ne sais pas exactement comment j’ai survécu la première fois alors que je n’avais pas d’enfant ; je tente de repousser cette araignée là, elle a trop de pattes, elle est trop noire. La poser ici aide un peu, mais le temps a passé, il est midi, je n’ai rien fait d’autre que flipper et faire n’importe quoi.


Et parfois l’idée me traverse d’arrêter le groupe de thérapie des rêves ?! Je suis vraiment drôle..